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~Esaie 55 : 11

Quid de la Réforme Protestante du XVIe siècle ?

Posté le:2013-11-01 11:38:36 | Par :SENS | Vu:2037

Quid de la Réforme Protestante du XVIe siècle ?

par Saint-Pierre BEAUBRUN

Enseignant de la Bible
Président de la SENS

Article tiré de : Saint-Pierre BEAUBRUN, Coup d’oeil Rétrospectif sur la Réforme Protestante du XVIe siècle, SENS, Portau-
Prince, 2005

 
Toute réforme, généralement, implique la préexistence d‟une formation. Cette logique se vérifie d‟une façon particulière dans l‟oeuvre de la réforme religieuse du XVIe siècle. Réforme pour laquelle des frères et soeurs sincères pendant tout le moyen-âge ont tant prié et souffert.


Voilà le bien fondé de notre démarche qui consiste à exposer brièvement d‟abord la formation biblique de l‟Eglise de Jésus-Christ ; ensuite, sa détérioration au cours des siècles, avant d‟arriver à tirer une définition claire et précise de la réforme protestante.


I - La formation de l’Église


« Je te dis que tu es Pierre et que sur cette pierre je bâtirai mon Église et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. »
Matthieu 16 : 18. C‟est dans ce texte que notre Seigneur Jésus mentionne pour la première fois le mot “Eglise1”. Il est d‟importance capitale. Car il met en exergue plusieurs vérités fondamentales sur la formation du corps de Christ. Mais avant d‟examiner ces vérités, disons quelques mots sur le terme Eglise que Jésus a utilisé pour désigner les siens tout en mettant en relief les principales leçons qu‟il renferme.


Le terme français Eglise vient de “Ecclésia” qui est une latinisation du mot grec “ekklesia” signifiant “assemblée”. Ekklesia est composé de ek signifiant 'hors de' et de klesia, forme passive de kaleô qui veut dire 'j'appelle'. Donc, étymologiquement, Ekklesia veut dire : “Assemblée appelée hors de”.


Trois leçons apparaissent de cette définition étymologique. D‟abord, c‟est la vocation des croyants. Rom. 8 : 30 ; 2 Th. 2 : 14. Ensuite, la séparation des appelés du monde. 2 Co. 6 : 17 ; 1 Pi. 2 : 9. Et finalement, l‟union des saints en un seul corps par l‟action du Saint-Esprit. Hé. 10 : 33 ; 1 Co. 14 : 26 ; Mt 16 : 18.


C‟est pourquoi nous sommes d‟accord avec le théologien Herbert Venske qui définit l‟Eglise comme l’ensemble de ceux qui ont été engendrés par la puissance vitale de Dieu, de ceux qui ont été baptisés de l’Esprit par Christ et qui constituent et demeurent ainsi un corps étranger dans ce monde2.


Dans le Nouveau Testament, le terme Eglise désigne tantôt les croyants en tous lieux et de tous les temps, morts et vivants, à partir de la Pentecôte. C‟est l‟Eglise universelle, générale ou invisible. Mt 16 : 18 ; Ep. 5 : 23,25. Tantôt, le terme désigne une assemblée de croyants dans un temps et dans un lieu précis. On parle alors de l‟Eglise locale ou visible. Mt 18 : 17, Ac. 8 : 1; 13 : 1.

 

Revenons maintenant aux principales vérités tirées de Matthieu 16 : 18. Considérons en trois : 

  • Je bâtirai. Christ n‟a pas dit à Pierre : « tu bâtiras mon Eglise », mais je bâtirai mon Eglise. Il affirme ainsi en être le fondateur. De plus, il n‟a pas dit qu‟il rebâtira son Eglise comme si elle avait déjà existé mais il bâtira c‟est-à-dire il l‟établira pour la première fois. L‟Église de Jésus- Christ n‟est pas une continuité de la synagogue ou d‟Israël.


  • Mon Eglise. Cette Eglise est la propriété de Jésus-Christ. Ce n‟est pas l‟Eglise du pape ou celle d‟un pasteur. Notre Seigneur l‟a acquise par son sang. Actes 20 : 28. Il en est la tête et le chef. Col. 1 :18; Ep. 5 : 23. L‟Eglise doit fonctionner suivant les directives de son Maître, inscrites dans le Saint Livre. Seule une congrégation qui marche suivant l‟Evangile a le droit de se faire appeler l‟Eglise de Jésus-Christ. Jn 8 : 31 ; 10 : 3-5 ; Rom 16 :16.


  • Mon Eglise. Comme l‟a si bien dit Marc Boegner, les mots „Mon Eglise‟ devraient nécessairement éveiller dans l‟esprit des chrétiens la pensée que l‟unité appartient à la nature même de l‟Eglise du Christ. L‟Eglise est essentiellement une et indivisible. C‟est le corps de Christ dont tous les vrais chrétiens sont membres. Col. 1 : 18, 24; Ep. 4 : 1-16.Notons qu‟à Césarée de Philippe, Jésus parlait de son Eglise au futur. Elle n‟avait pas encore été bâtie puisqu‟elle ne pouvait pas commencer avant la mort et la résurrection du sauveur et avant la descente du Saint Esprit qu‟il avait promis. Jean 7: 39; 14 : 16-17; 16 : 7-13.


 Mais dix jours après l‟Ascension, le Saint Esprit était descendu et l‟Église de Jésus-Christ était constituée. Actes 2. Ce jour-là, les disciples ont été tous, en effet, baptisés dans un seul Esprit pour former un seul corps… Ils ont été tous abreuvés d’un seul Esprit.1 Cor. 12: 13. 

Il demeure entendu que l‟histoire de l‟Eglise invisible, c‟est-à-dire le corps de Christ constitué uniquement des croyants régénérés, ne peut être étudiée, étant également invisible. Cette Eglise spirituelle, contre laquelle les portes du séjour de morts ne peuvent prévaloir, n‟a jamais été, non plus, détériorée. Mais elle a été, par moment, peut-être, ignorée. Dans le cadre de cet exposé historique, le concept Eglise est pris dans son sens visible, c‟est à-dire, l‟ensemble des institutions regroupant tous ceux qui se disent chrétiens, régénérés ou non.


Le livre des Actes des Apôtres relate la foi, la piété et la simplicité, qui caractérisaient la vie de l‟Eglise primitive à ses débuts. De la période apostolique qui s‟achevait avec la mort de l‟apôtre Jean à l‟ère des persécutions impériales qui se terminait par l‟Edit de Milan en l‟an 313, l‟Eglise chrétienne exhalait l‟odeur de la pureté morale et doctrinale, en dépit de certains excès d‟interprétation de quelques pères de l‟Eglise dans leur souci de défendre la foi chrétienne contre des attaques venues à la fois de l‟intérieur et de l‟extérieur de l‟Eglise. Mais malheureusement la beauté de l‟institution ecclésiastique n‟allait pas tarder à se détériorer.

 

II-La détérioration de l’Eglise


L’Eglise de l’Etat, L’Eglise de tout le monde. La fin des persécutions impériales n‟apportait pas que des avantages à l‟Eglise ; elle avait eu également des effets pervers. Passée de la prison au trône, l‟Eglise allait voir ternir sa beauté. Kuiper nous dit que « le titre de chrétien servait alors de “passeport” pour parvenir aux rangs les plus élevés de la société ou pour obtenir une promotion sociale. Des milliers de personnes devinrent ainsi chrétiennes de nom (…). Et si l‟Eglise gagnait des membres en quantité, elle perdait du terrain en qualité3 ».


Le premier concile oecuménique convoqué et présidé par Constantin à Nicée en 325 réalisa, dans une certaine manière, l‟union de l‟Église avec l‟État. Théodose Ier fit du Catholicisme la religion officielle de l‟Empire en l‟an 380. « Ce fut, écrit S. Samouelian4, un coup mortel à la profession individuelle de la foi chrétienne. L‟appartenance à l‟Eglise devint une obligation d‟Etat. Des masses de païens superficiellement christianisés affluèrent dans l‟Eglise. » C‟était le début de l‟église multitudiste5.


La primauté de la papauté. Bien avant l‟ère médiévale, l‟idée d‟établir une hiérarchie ecclésiastique suivant le modèle impérial suscitait déjà de vives controverses parmi les évêques des plus importantes villes de l‟empire romain comme Antioche, Alexandrie, Constantinople et Rome. Tandis que certains de ces évêques se donnaient des titres comme Métropolites et Patriarches, celui de Rome s‟attribuait le titre de papas, mot qui signifie Père. Certes, ils étaient tous déjà considérés comme supérieurs à ceux des campagnes. Mais ils ne se contentaient pas à cela ; certains voulaient être „l‟évêque des évêques‟.


Notons que dans cette course à la suprématie, Rome était favorite. Car seul dans la partie occidentale de l‟empire, l‟évêque de Rome avait inévitablement des droits plus grands que ceux des autres villes. C‟est ainsi que, très tôt, l‟Eglise romaine a fini par étendre son hégémonie sur la grande majorité des Eglises de la chrétienté, l‟Eglise orthodoxe grecque exceptée. Elle l‟a fait non seulement par sa position politique et sociale mais surtout en raison d‟une tradition historiquement invérifiable et bibliquement insoutenable ; laquelle tradition voudrait que Pierre ait transmis à ses successeurs et, en tout premier lieu à l‟évêque de Rome, un pouvoir des clés reçu du Christ.


Avec la primauté de la papauté6, l‟Eglise de Jésus-Christ allait s‟écarter de plus en plus de la parole de Dieu tout au long du Moyen-âge. C‟était, pour l‟Eglise qui se détériorait doctrinalement et moralement, l‟ère des ténèbres.


La Tradition au détriment des Ecritures. Parallèlement à la montée de la papauté, tout un ensemble de doctrines et de pratiques étrangères à la Bible allaient se développer dans la chrétienté. C‟est ce que l‟Église Catholique appelle la Tradition7.


Au IVe siècle, on constatait déjà l‟entrée dans l‟Eglise de certaines pratiques et doctrines anti bibliques telles : Le signe de la croix, les cierges, le culte des anges et des saints, le pédo-baptisme, etc. L‟utilisation du costume spécial pour le clergé, des fêtes en l‟honneur de Marie, la confession auriculaire obligatoire, la transsubstantiation, la doctrine officielle du purgatoire faisaient leur apparition entre le VIe et le Xe siècle8.


L‟Eglise catholique allait même jusqu‟à interdire la traduction de la Bible et, aux laïques, sa lecture, sous peine d‟être persécutés et exécutés. Nous avons vu que les vaudois étaient persécutés sous l‟accusation d‟avoir fait traduire et lu les Evangiles. En 1229, un concile réuni à Toulouse interdisait aux laïques d‟avoir les livres de l‟Ancien et du Nouveau Testament. Jusqu‟au seizième siècle, ces interdictions étaient de rigueur. William Tyndale, le père de la Bible anglaise, a été condamné au bûcher par Charles Quint à Vilvoorde (Belgique) le 6 octobre 1536, pour avoir traduit et diffusé la Bible en anglais.


Une Eglise cruelle.
Dès la fin du IVe siècle, l‟Eglise officielle cultivait l‟habitude de persécuter ses opposants. Elle les poursuivait sous le nom d‟hérétiques par devant les autorités civiles. Mais à la fin du XIIe siècle, elle créait son propre tribunal : Inquisition9. Juge et partie à la fois, l‟Eglise romaine allait commettre des crimes effroyables.


Tous les témoins de vérité qui, s‟attachant à la Bible, osaient dénoncer les erreurs du catholicisme ont été persécutés, torturés et même sacrifiés par l‟Eglise Catholique.


Elle tenait à la main une coupe d’or pleine de choses abominables et d’obscénités dues à sa prostitution. (...) je vis qu’elle était ivre du sang de ceux qui appartiennent à Dieu et de ceux qui ont rendu témoignage à Jésus. A cette vue, je fus profondément bouleversé. Ap. 17 :4-6


Cette situation, malheureusement, perdurait dans certains pays jusqu‟à la fin des temps modernes.


Comme nous le voyons, l‟Eglise romaine usait de tous les moyens possibles pour maintenir les fidèles dans les ténèbres de l‟erreur et de l‟ignorance tout au long du moyen-âge. Elle leur interdisait l‟usage des saintes Ecritures, la Tradition supplantait la parole de Dieu et toute dissidence était réprimée par la persécution, la torture jusqu‟aux supplices de la pendaison et du bûcher.


Mais parallèlement à la montée du paganisme, se développaient aussi différentes tentatives de réforme les unes plus importantes que les autres devant aboutir au triomphe de 1517. Dieu en soit loué !


Il importe aussi de rappeler qu‟il existait des communautés de croyants dont l‟origine remonte aux temps apostoliques, qui maintenaient dans la mesure du possible la tradition apostolique, „ne s‟étant jamais éloignés du modèle du Nouveau Testament, contrairement aux Romains, aux Grecs et à d‟autres‟. C‟était notamment le cas des congrégations des Frères, connus postérieurement sous le nom de vaudois, qui vivaient dans les Vallées Alpestres du Piémont. « Ces chrétiens, écrit Broadbent, étaient bien établis dans les Ecritures, libérés de l‟idolâtrie et de tout autre mal dominant alors dans l‟Eglise généralement reconnue (…) Ces vaudois n‟avaient pas été touchés par le développement de l‟Eglise romaine. Pour eux, l‟Ecriture était l‟autorité inviolable, en matière de doctrine et de discipline, que rien – ni le temps, ni les circonstances – ne pouvait diminuer. »


Nous sommes plus que reconnaissant au Seigneur d‟avoir permis à certaines Eglises locales de rester, depuis les temps apostoliques jusqu‟au XVIe siècle, fidèles aux vérités scripturaires. Ces Assemblées étaient, certes, minoritaires et ignorées par rapport à la grande Eglise officielle mais elles ne continuaient pas moins de constituer, en ces temps de dégénérescence spirituelle, l‟expression visible de l‟Eglise invisible.


III - La réformation de l’Eglise

 
Jusqu‟à la fin du Moyen-âge, le terrain du Christianisme altéré n‟était pas encore préparé à recevoir les semences de la Réforme. Il a fallu attendre le XVIe siècle, baptisé siècle de renouveau, pour qu‟enfin des pas décisifs fussent franchis dans le processus de la réformation.


Dès le premier quartier du siècle de la Renaissance, les clairons de la réforme retentissaient. Ce retentissement a provoqué le détachement d‟une partie de la chrétienté de l‟Eglise de Rome. Cette partie qui rejette à la fois les dogmes du catholicisme et l‟autorité papale est connue sous la dénomination de “Protestantisme”.


« Les réformateurs, surtout Luther, affirmaient toujours qu’ils ne créaient pas une religion nouvelle. Ils voulaient restaurer, disaient-ils, le christianisme primitif que les Papes et les Conciles ont altéré ». Ils espéraient que l‟Eglise papale aurait accepté de rétablir un christianisme semblable à celui des origines.Malheureusement, l‟orgueil des tenants du catholicisme ne leur permettait pas d‟accepter cette réforme. Au lieu de faire leur les idées réformatrices, les autorités romaines travaillaient à ce que les partisans de la réforme abandonnent les principes de la réformation. Heureusement, elles échouèrent. La rupture inévitable fut consommée avec l‟excommunication de Luther en 1520.


Une première Diète convoquée et présidée par l‟empereur Charles-Quint à Worms en 1521 n‟a pas réussi à faire taire Luther. Quand on lui a demandé de se rétracter, nous avons vu qu‟il a déclaré sans ambages: « (…) je suis enchaîné par les saintes Ecritures que j’ai citées et ma conscience est liée par la parole de Dieu. Je ne veux ni ne peux me rétracter en rien car il n’est ni sûr ni convenable d’agir contre ma conscience. Dieu me soit en aide ! Amen ! »


En vue de concilier les deux parties, une seconde s‟est réunie à Spire en 1529. Mais une fois de plus les partisans de la Réforme affirmèrent leur attachement aux principes bibliques de Luther. De là le nom de “Protestant” leur était donné. Notons que ce mot vient de l‟allemand juridique signifiant “l‟auteur d‟une affirmation”. Il ne faut pas le confondre avec le mot protestataire, comme on le fait si souvent.
 

 

Il ressort de tout ce qui précède que la réforme est un mouvement historique et spirituel qui réclamait une rupture avec la religion médiévale dans toutes ses pratiques et un retour au Christianisme biblique. Le protestantisme est ainsi constitué de tous ceux qui acceptent de se détourner du Christianisme altéré pour se tourner au Christianisme primitif. « Le protestantisme, écrit Viator, n’est pas une religion nouvelle, une nouvelle Église qui se dresse en face d’une autre Église. Il est de préférence une protestation contre les erreurs du romanisme, un retour à la Bible».


Certes, les partisans de la réforme n‟avaient pas pu changer toute l‟Eglise Catholique. Mais, ils n‟avaient pas, non plus, comme certains le faisaient à leur époque et d‟autres le font encore aujourd‟hui, compromis la vérité évangélique au nom du conformisme ou des intérêts mesquins.


Emergé des ténèbres les plus profonds de l‟erreur et de l‟ignorance, la Réforme n‟avait pas, d‟un coup, résolu tous les problèmes du christianisme altéré. Mais désormais, une voie était ouverte : Le retour à la Bible comme seule autorité en matière de foi et de conduite chrétiennes. Et sur cette base, la Réforme allait donc s‟approfondir et se poursuivre…


Notes

 


1Notons que Jésus n‟a pas inventé le terme Ekklesia. Il n‟était pas non plus le premier à l‟utiliser. Dans les Etats grecs de l‟antiquité, on l‟utilisait pour désigner les assemblées politiques Ac. 19 : 39. Les Juifs employaient son équivalent hébreu qâhâl pour les assemblées de toutes espèces. No. 19 : 20 ; 27:17 ; De. 23 : 2, 3, 8, etc.

2Cité par A. Kuen dans Je bâtirai mon Eglise, p. 48

3B. K. Kuiper, L’Eglise dans l’histoire, Perspectives Reformées, USA, 1989, p. 52

4Cité par Kuen dans Je bâtirai mon Eglise p. 2035Le terme Eglise de multitude est utilisé pour désigner les Eglises nationales ou autres grandes Eglises ouvertes à tous sans passer par la nouvelle naissance et la séparation d‟avec le monde. A contrario, l‟on utilise celui d‟Eglise de professants pour désigner les Eglises dont on ne peut pas devenir membre sans la repentance, la conversion, la foi en Jésus-Christ.

6Voir le mot pape dans le glossaire

7Voir ce mot dans le glossaire
8Voir la liste exhaustive et chronologique dans André Paul Morin, Tous les chemins mènent à Rome

9Voir ce mot dans le Chapitre VI

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